
Table des matières
I.Le montage statique 1
1Le fichier /etc/fstab 1
a)Device et Point de montage 1
b)Type de système de fichier 2
c)Options de montage 2
d)Fréquence de sauvegarde et Ordre de vérification 3
2La commande mount 3
II.Le montage dynamique 3
1Description 3
a)autofs 3
b)automount 3
III.Configuration 4
1Le fichier /etc/auto.master 4
2Les associations pour automount 4
IV.Conclusion 5
V.Bibliographie 5
Ce fichier est structuré en colonne :
<device> <point de montage> <type de système de fichier> <options de montage> <fréquence de sauvegarde> <ordre de vérification>
<device>
représente le périphérique
physique qui contient la partition. Ce nom de fichier commence
généralement par /dev/.
<point
de montage> représente
le dossier qui servira de racine à l'arborescence de fichier
contenue dans la partition désignée par la première
colonne.
Par
exemple :
/dev/hda2
/ ext2 defaults 1 1
/dev/hdb1 /home ext2 defaults 1 2
La première ligne signifie que /dev/hda2 contient la partition racine qui sera donc montée sur /.
La seconde précise que /dev/hdb1 contient la partition des fichiers personnels des utilisateurs et sera donc montée dans /home.
Cette colonne permet d'indiquer le type du système de fichier de la partition désignée dans la première colonne :
Ext2 ou Ext3 : ceux sont les systèmes de fichiers par défaut de la plupart des distributions Linux modernes. Ext3 ajoute la journalisation à ext2, ce qui fait que si vous éteignez brutalement votre ordinateur, vous ne perdrez pas de données.
Reiserfs : un système de fichier très rapide qui tend à être de plus en plus utilisé par les distributions modernes.
Swap : utiliser pour le fichier d'échange système
Vfat et Ntfs : le premier type est pour les systèmes de fichiers FAT (Windows 9x), et le second pour NTFS (en lecture seule) (Windows NT et + ).
Auto : permet de laisser le choix de la détection du type de système de fichier au noyau Linux. Cela permet le montage de disquettes ou CDROM sur lesquels le système de fichier peut varier.
Cette colonne contient une liste à virgule d'options de montage de la partition. Certaines options sont communes à tous les systèmes de fichiers (colonne 3) d'autres pas.
Voici une liste des options les plus utiles :
auto et noauto : auto est l'option par défaut. Elle indique de monter le système de fichier au démarrage (ou lors d'un mount -a). noauto indique que l'utilisateur (ou root) doit monter explicitement la partition.
user et nouser : user indique que tous les utilisateurs ont le droit de monter la partition (par mount <point de montage>). Nouser indique que seul root peut monter la partition. User peut être utile pour ne pas avoir à passer en root à chaque fois que l'on veut monter le CDROM.
exec et noexec : exec est l'option par défaut. Exec autorise l'exécution de binaire depuis la partition. Noexec interdit l'exécution...à ne pas mettre accidentellement sur la partitition racine.
ro : monte la partition en lecture seule (utile pour ne pas broyer votre partition NTFS)
rw : monte la partition en lecture/écriture (option par défaut).
sync et async : sync indique que les écritures sur la partition sont faite à l'instance ou elles sont demandés. Cela peut être utile pour les disquettes et autres disques amovibles. Async indique que les opérations d'écritures sont mises en caches et écritent un certain temps après leur demande. Dans le cas d'un disquette, si jamais vous retirez la disquette sans la démonter, les données ne seront pas forcement présente sur le support physique. Async est l'option par défaut.
suid et nosuid : tenir (ou pas) compte des Set-UID et Set-GID bits sur la partitions montée. Suid est l'option par défaut.
defaults : représente rw,suid, dev, exec, auto, nouser, async
Comme vous le savez, les partitions devraient être sauvegardée de temps à autre...Pour cela, la cinquième colonne permet d'indiquer les partitions à sauvegarder. 0 signifie que la partition ne sera pas sauvegardée, 1 pour la sauvegarder.
Le sixième champ permet d'indiquer l'ordre dans lequel sera effectué la vérification des partitions. 0 indique que la partition ne sera pas vérifiée. 1 est généralement utiliser pour la partition root et 2 pour les autres partitions.
La commande mount permet de réaliser la même chose que le fichier /etc/fstab mais n'importe quand, par root ou par un utilisateur quelconque.
Utilisation pour monter une partition non décrite dans /etc/fstab
mount -t
<type du système de fichier> -o <options de montage>
<device> <point de montage>
Utilisation pour monter une partition décrite dans /etc/fstab
mount
<point de montage>
Note préliminaire : il se peut que la complétion automatique (touche TAB) ne fonctionne pas avec votre shell dans la mesure où la complétion ne provoque pas forcément un montage automatique.
Généralement, autofs est lancé dès le démarrage du système et arrêté à l'extinction (shutdown ou reboot). Il est toutefois possible à l'administrateur de le lancer ou l'arrêter "manuellement".
Comme tout service, /etc/init.d/autofs dispose des options start, stop, restart, reload (rechargement de la configuration) et status.
Lors du démarrage, autofs recherche des associations qui spécifient les points de montage dans le fichier de configuration /etc/auto.master. Il lance alors un automount par point de montage. Ensuite, autofs recherche les associations de NIS.
Toute mise à jour dans le fichier auto.master nécessite un restart du service autofs.
automout fonctionne à partir d'un point de montage initial (que lui passe autofs lorsqu'il lance chaque instance d'automount) et une nouvelle association qui va décrire les possibilités de ce point de montage initial. L'association passée à automount contient les informations nécessaires à un usage (invisible pour l'utilisateur) de la commande mount pour monter automatiquement les systèmes de fichiers à partir de ce point de montage. Ce montage automatique est effectué dès qu'un utilisateur essaie d'effectuer une opération sur le point de montage.
Les systèmes de fichiers sont ensuite démontés automatiquement après une certaine période d'inactivité (le timeout par défaut est fixé à 5 minutes).
La configuration se fait à l'aide de 2 types de fichiers :
le fichier auto.master contient les points de montage
un fichier par point de montage décrit une association contenant les options systèmes de ce point de montage.
Voici le format de ce fichier lorsqu'il suit le format Sun (et pas hesiod).
C'est le fichier principal pour autofs. Chaque ligne décrit un point de montage et fait référence au fichier qui les candidats au montage sur ce point de montage. Enfin, un dernier champ permet de transmettre des options au mount qui sera exécuté par automount.
La syntaxe d'une ligne est la suivante :
<point
de montage> <fichier d'association> [ -<liste à
virgule des options de montage> ]
Exemple :
/home /etc/auto.home
/test /etc/auto.test --timeout 60, nosuid
Cela indique que automount va lire dans /etc/auto.test pour monter /test et dans /etc/auto.home pour monter /home.
La syntaxe de ce fichier est presque la même que pour le auto.master.
Le format de chaque ligne est le suivant :
<clé
nom point montage> [ -<options de montage> ]
<device>
<clé
nom point montage> représente une clé ajoutée
au point de montage défini dans auto.master. Cela signifie que
le chemin d'accès à un fichier sera :
/point-de-montage/clé/chemin/fichier
<options
de montage> indique des
options de montage supplémentaire pour la ligne.
<device>
indique le périphérique
physique réel qui contient la partition.
Par exemple, avec un fichier /etc/auto.test :
kernel -ro,soft,intr ftp.kernel.org:/pub/linux cdrom -fstype=iso9660,ro :/dev/cdrom floppy -fstype=auto :/dev/fd0 windows -fstype=vfat :/dev/hda1
Autofs sait accéder à un point de montage Nfs comme l'indique la première ligne.
Donc pour accéder à un fichier sur une disquette, on tapera simplement « cat /test/floppy/fichier ».
Pour conclure, je dirais qu'autofs et automount permettent de se passer de se mettre en root à chaque fois que l'on veut accéder à une autre partition que / et/home...ce qui est déjà bien. Cela peut être utile pour des utilisateurs non réellement initiés à la configuration Linux.
man fstab, man mount, man autofs, man automount